Mesure, calcul et usage de l’indice d’intensité numérique

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Mesure, calcul et usage de l’indice d’intensité numérique

Comme on le dit si bien dans l’univers de l’usine intelligente, ce qui importe est d’établir le sens, la signification des données recueillies.

Le 13 décembre dernier, le gouvernement du Québec a dévoilé sa première stratégie numérique (#StratNumQc). Une conscience, toute la société est appelée à participer. Toutes les entreprises n’ont d’autre choix que de suivre, non pas par législation, mais par impératif. Le gouvernement est là pour aider, les entrepreneurs sont là pour saisir les occasions de l’environnement d’affaires renouvelé par la Révolution industrielle 4.0.

Sept grandes cibles ont été identifiées et définies par l’État québécois pour encadrer, participer et se transformer comme fonction publique. Une de ces cibles est le monde des entreprises, parmi lesquelles le monde industriel et innovant.

L’objectif est le suivant : « Que l’ensemble des entreprises québécoises rehaussent leur intensité numérique de 50 % d’ici cinq ans. » Il s’agit d’activer la transformation numérique dans tous les secteurs d’activité économique dont le passage à l’industrie 4.0.

Un peu comme dans la mesure de tout ce qui est mesurable, il importe d’établir ce qui est pertinent et sa variable concourante. Une liste de 35 indicateurs d’état de développement numérique à l’intérieur des entreprises a été établie. Plusieurs sont en lien direct avec l’usine intelligente. Notre architecte technologique sera en mesure de vous aider à les mettre en valeur. Voici les indicateurs :

  1. Utilisation d’un ordinateur
  2. Connexion à Internet
  3. Présence sur le Web (propre site, autre ou médias sociaux)
  4. Logiciels de conception (PLM, CAO/DAO, 2D/3D, BIM)
  5. Apprentissage automatique (machine learning)
  6. Logiciels de gestion des relations avec les clients (CRM)
  7. Applications analytiques (analyse de données massives)
  8. Internet des objets (compteurs intelligents, suivi à distance, etc.)
  9. Utilisation de l’infonuagique
  10. Progiciels de gestion intégrés (ERP, GED, logiciels de gestion de projets, etc.)
  11. Utilisation de mesures de sécurité informatique (au moins une)
  12. Logiciels de logistique et de traçabilité (RFID, NFC)
  13. Partage électronique d’information avec les clients
  14. Partage électronique d’information avec les fournisseurs
  15. Partage électronique avec les institutions financières
  16. Vente de biens ou services par Internet
  17. Achat de biens et services par Internet
  18. Logiciels de production (MRP, MES, robotique, imprimante 3D)
  19. Impression 3D
  20. Robotique
  21. Utilisation des médias sociaux pour échanger avec la clientèle
  22. Utilisation des médias sociaux pour rechercher de l’information
  23. Clavardage
  24. Outils interactifs sur le site Web (forums, blogues, etc.)
  25. Accès mobile à Internet offert aux employés (appareil portable)
  26. Adoption d’une TIC ayant transformé ses processus d’affaires au cours des dernières années
  27. Recours à des ressources pour le développement ou la gestion des TIC
  28. Offre de formation pour développer et améliorer les compétences liées aux TIC (employés ou cadres spécialisés en TIC ou autres catégories)
  29. Moyens pour favoriser l’adoption des nouvelles TIC par les employés (au moins une parmi le plan de diffusion, la formation, l’embauche, etc.)

Réception de commandes :

  1. Information partagée automatiquement en format électronique avec la fonction gestion de la production
  2. Information partagée automatiquement en format électronique avec la fonction gestion des inventaires de l’entreprise
  3. Information partagée automatiquement en format électronique avec la fonction comptabilité
  4. Information partagée automatiquement en format électronique avec la fonction gestion de la distribution

Commande de biens et services :

  1. Commande de biens et services : information partagée automatiquement en format électronique avec la fonction gestion des inventaires
  2. Commande de biens et services : information partagée automatiquement en format électronique avec la fonction comptabilité

 

L’indice de référence et mesurabilité des phénomènes de la Révolution industrielle 4.0.

La Révolution industrielle 4.0 correspond à une flexibilité inédite d’organiser les moyens de production dont l’initiative revient au milieu industriel allemand en 2013 puis de manière plus organisée par l’État en 2014. La quatrième révolution industrielle est un aboutissement plutôt qu’une cassure. Cela se perçoit dans les devis de collecte de données par les organismes officiels et mérite de s’y attarder afin de mieux comprendre ce qui est effectivement mesuré afin d’assurer des comparatifs par secteur par exemple.

À titre d’illustration, Statistique Canada suit l’évolution des décisions prises par les entreprises au sujet de l’innovation depuis 1990. Jusqu’à 2005, les études portaient principalement sur l’innovation sectorielle quant à des technologies spécifiques. Depuis 2010, Statistique Canada prend aussi la mesure de l’intégration des technologies de pointe. Il est possible d’y voir un premier reflet de l’évolution et de l’intégration du développement des technologies préliminaires à la Révolution industrielle 4.0. La plus importante de ces études menées par Statistique Canada a été réalisée en 2014, un peu avant l’avènement de la Révolution industrielle 4.0, mais publiée à la fin de 2015, posant la délicate question de l’actualité des données de même que leur comparabilité.

L’année de référence de l’indice d’intensité numérique

Le gouvernement du Québec a résolu la question de la manière suivante. L’année 2016 est le moment de référence pour le calcul de l’indice d’intensité numérique. Une référence intéressante pour observer le déploiement de la Révolution industrielle 4.0 qui officiellement débute en 2015.

Un peu comme pour Statistique Canada en 2010 qui se doit de faire évoluer les mesurables utilisés pour rendre compte adéquatement de l’état de l’évolution de l’industrie, le gouvernement du Québec via l’Institut de la statistique du Québec doit assurer une transition des mesurables. Ainsi, 21 indicateurs disponibles de 2012 à 2016 sont utilisés auxquels on en ajoute 14 à partir de 2016, année de référence. Par conséquent, ce qui est mesuré avant et après l’année 2016 n’est pas exactement la même chose et les comparaisons doivent être relativisées. Il s’agit d’un passage obligé.

Cela dit, les 35 composantes de l’indice d’intensité numérique qui sont énumérées dans la liste ci-haut, témoignent de l’étendu de la Révolution industrielle 4.0 selon le gouvernement du Québec. Vous y trouverez autant d’aspects de la vie de vos installations, du personnel, de vos produits tout au long de votre chaîne de valeur avec lesquels nous pouvons vous aider pour intégrer pleinement tous les avantages de la Révolution industrielle 4.0 et de l’usine intelligente.

Le calcul de l’indice d’intensité numérique

Tout d’abord, l’indice n’est pas sectoriel. Il s’agit d’une mesure d’intégration globale. Ce qui est intéressant pour le décideur est la composition de l’indice telle que déjà établit ci-haut. Cela vous indique quoi suivre, observer, entreprendre. Nos services sont en mesure de vous aider avec tout cela.

L’indice se mesure ainsi :

IIN

Rentabilité financière et technologique

La principale raison rapportée pour adopter une technologie de pointe est la réduction des coûts d’exploitation. Cette donnée nous provient de l’étude déjà mentionnée et réalisée en 2014 par Statistique Canada auprès de 12 000 entreprises réparties parmi 87 groupes industriels à l’aube de la Révolution industrielle 4.0.

L’indice d’intensité numérique ne permet pas de mesurer directement l’impact microéconomique de l’intégration vers l’usine intelligente pour votre entreprise spécifiquement, mais elle témoigne des visées gouvernementales quant à l’intention de l’initiative gouvernementale, résumée ci-dessous :

« Par la poursuite et le renforcement de ses actions de sensibilisation et d’accompagnement, le gouvernement vise l’intensification des usages, la mise à niveau et l’appropriation des nouveaux actifs numériques par les entreprises québécoises, toutes tailles et tous secteurs confondus, notamment le manufacturier (le passage à l’industrie 4.0), le commerce de détail (l’adoption du commerce électronique et l’expérience client) et la construction (la propagation de la modélisation des données du bâtiment). Les changements issus de la transformation numérique touchent, de différentes manières, chacune des activités de la chaîne de valeur des entreprises, que ce soit la R-D, la gestion des ressources humaines, les achats, la fabrication ou le service à la clientèle. »

L’indice d’intensité numérique donne un aperçu d’ensemble du niveau d’intensité numérique des entreprises québécoises à une période donnée. Il mesure en quelque sorte le niveau des actifs numériques des entreprises québécoises et l’usage de certaines technologies ainsi que du commerce en ligne.

J Innovations inc. est là pour vous aider à saisir les occasions financières et technologiques de la Révolution industrielle 4.0.

Contactez-nous pour obtenir la visite de notre architecte technologique.

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